jeudi 19 octobre 2017

Tant que nous sommes vivants de Anne-Laure Bondoux

Tant que nous sommes vivants de Anne-Laure Bondoux
Auteure : Anne-Laure Bondoux
Maison d'édition : Gallimard Jeunesse (le mien est chez France loisirs). Existe en poche
Date de sortie : 25 Septembre 2014
ISBN : 978-2070653799
Pages : 304
Prix : 15

Résumé : Le temps des splendeurs s'est enfui et avec lui l'espoir. Dans la ville et alentours, tout est faim, torpeur et inquiètude. Seule l'Usine continue de charrier du feu et des armes en assurant la survie de la communauté. Bo et Hanna y travaillent, elle, ouvrière de jour, lui, de nuit. Tous deux s'aiment d'un amour fou. Mais une menace gronde et les imprécations du vieux sage Melkior annoncent la fin des temps. Un jour, le désastre survient : une explosion accidentelle dévaste l'Usine laissant les hommes dans la misère. Les deux amants doivent fuir pour trouver un autre moyen de subsistance. Commence alors pour eux un fabuleux périple initiatique vers des territoires inconnus à la recherche de leur place dans ce monde... 

 MON AVIS : Voilà un roman que je redoutais mais quelle erreur! Dès les premières lignes de ce roman, je me suis laissée prendre sans m'en rendre compte. Et c'est dire! Je subissais une panne de lecture désespérante. Vous imaginez donc assez bien l'effet incroyable de ce roman.

Ne nous arrêtons pas là. Ce roman commence par nous dépeindre une société qui pourrait très bien être la nôtre. J'ai même envie de dire qu'on a déjà un pied dans cette société dans laquelle le rêve n'est plus. Mais Bo et Hama s'aiment. Même si tout le monde les encourage et est ravi pour eux jusqu'à l'explosion de l'Usine. Leur amour n'est pas normal. Le mauvais œil est là. Je pense que vous voyez venir les thèmes abordés. Je n'en dirais pas plus de peur de vous spoiler quelque chose.

C'est le genre de roman dont on ne doit pas chercher à comprendre mais juste se laisser porter. On se prend en pleine face nos propres comportements humains quand tout va mal. En effet, le roman aborde la jalousie, la peur (surtout de l'inconnu), la guerre sous toutes ses formes, l'amour et la haine, la joie, l'espoir et ses contraires. C'est un nid de sentiments humains. On passe de l'un à l'autre en un paragraphe mais mais comme le dit Hama "de séparation en séparation, ainsi va la vie".

Bo et Hama sont lumineux. Il faut lire le livre dans son ensemble pour les comprendre et encore...certains mystères resteront entiers et c'est bien ainsi. On peut choisir une fin positive ou négative. On va les découvrir, apprendre leur côté sombre. Melkior y sera pour beaucoup. Ce personnage est peu présent mais son apparition sera importante. La Tsarine, je l'ai adoré. Elle m'a rappelé ces femmes de caractère qui gèrent des cabarets ou ce genre de choses, vous voyez? Tsell est une jeune fille qu'on adore pour son humanité et son entièreté. Je ne parlerais pas plus d'elle. Je vous laisse la découvrir. Enfin, Vigg, j'aurais bien aimé en savoir plus sur lui. Il y en a d'autres mais je ne dirais rien à leur sujet. Je vous laisse les découvrir. 

Vous découvrirez la dénonciation de la guerre et de toutes les conséquences que cela peut avoir. On y parle de la complexité des relations amoureuses, de l'impact du passé sur le présent. On y parle un petit peu de politique, de l'environnement, du respect non seulement de l'autre mais également des saisons et de la nature. C'est un roman très riche que l'on suit avec une facilité rare et étonnement émerveillé tant cette aventure fait en partie rêvé (et oui toutes les histoires ne sont pas remplies que de bisounours).

En bref, ce livre est un coup de cœur que je vous recommande vivement. C'est un conte reflétant la nature humaine et un hymne à la mémoire.


mardi 17 octobre 2017

Dimash Kudaibergen

Dimash Kudaibergen

QUI EST-IL?

Pour ceux qui ne le connaissent pas, il s'agit d'un jeune Kazakh de 23 ans considéré, à juste titre, comme la plus belle voix au monde. Ne nous arrêtons pas là. En plus d'être beau (ba oui, faut le dire), il est multi instrumentiste (guitare, piano, batterie, instrument traditionnel (connais pas le nom. Regardez la vidéo). Malheureusement, pour nous français, il n'est venu qu'une fois dans une émission de Patrick Sébastien et au festival de Cannes cette année mais le concert était privé pour les célébrités (pff et les fans français ont du faire le pied de grue devant je pense).

À son actif il n'a que peu de titres à son nom. Il est spécialisé dans les reprises qui donnent frissons sur frissons.

COMMENT L'AI-JE DÉCOUVERT? 

Complètement par hasard. Je voulais écouter Jane Zhang, une chanteuse chinoise (je crois) qui a fait une reprise impressionnante d'une chanson infaisable (elle l'a adapté à ses capacités soyons honnête mais il n'empêche que ça restait impressionnant). Dans la colonne de droite, youtube annonçait une vidéo avec la plus belle voix au monde masculine. Curieuse que je suis, j'ai cliqué... Et j'ai tout arrêté après sous le choc. Je n'ai regardé que ses vidéos et rien d'autre.

Vous connaissez la musique du cinquième élément? Cette musique faite en partie à l'ordinateur? C'est pas un soucis pour lui. En plus, il l'a faite juste après une autre que je ne connaissais pas du tout tout aussi impressionnante. Donc préparez-vous, vous allez en prendre plein les oreilles :



Sinon, si vous en voulez encore, je vous mets sos d'un terrien en détresse lors de son passage en France

Personnellement, c'est celle-ci que j'adore. On sent qu'il s'amuse. Je ne connais pas le titre de la chanson.


PS : pour les titres personnels, mon cœur balance entre les deux suivantes : 

"Korkemin". Bon, c'est un clip donc il faut avancer une bonne partie. Je la préfère en concert. Il l'a fait au début dans la première demi heure.

Bon, je crois que vous l'avez compris. Je ne prendrais pas la peine de décrire une voix aussi magnifique. Je vous laisse avec son concert complet disponible sur internet. Je me suis régalée.


dimanche 15 octobre 2017

Philocomix

Philocomix
Scénario : Jérôme Vermer / Jean-Philippe Thivet
Dessin : Anne-Lise Combeaud 
maison d'édition : Rue de sèvres
Date de sortie : 23 Août 2017
ISBN : 9782369813675
Pages : 184
Prix : 18

Résumé :
10 philosophes, 10 approches du bonheur.
Je pense donc je suis heureux ! Et si le chemin vers le bonheur passait avant tout par la pensée et la réflexion ? Comment définir le bonheur, à quelle aune le mesurer, existe-t-il un bonheur sans limite ? Replongeons avec humour dans les pensées de dix grands philosophes, de l’Antiquité au XIXe, pour comprendre quelles solutions ils proposent à ces épineuses questions. Que vous penchiez plutôt pour le « Pour être heureux il faut se connaître soi-même » de Platon ou le « il ne faut rien désirer que l’on ne puisse acquérir » de Descartes, voici dix philosophies de l’accomplissement personnel exposées avec précision mais en toute simplicité, pour aborder la rentrée bien armé. Et en bonus, un guide pratique nous rappelle que, s’il n’est pas toujours simple d’appliquer la philo aux situations concrètes de notre quotidien, c’est sûrement la voie du bonheur...

MON AVIS :  La couverture est superbe. Et bien sachez que la couverture est à l'image de ce que l'ont trouve à l'intérieur. On a, de plus, droit à des passages remplis d'humour parfois noir (avec Sénèque). Ça m'a rappelé des souvenir de cours de philosophie. 

Le point fort, c'est l'aspect ludique et éducatif. En effet, on redécouvre ou découvre des visions du bonheur par le biais de 10 philosophes. Je me souvenais de certains et d'autres non. Certains m'étaient complètement incompréhensibles en cours et là j'ai compris. Certaines pensées sont justes absurdes et les dessinateurs se sont fait plaisir de le montrer dans leur dessin. Ils ont également montré les aspects comiques de la vie privé de ces philosophes afin de comprendre ce qui les a amené à penser de cette manière.

En bref, une BD instructive et ludique possédant juste ce qu'il faut d'humour pour intéresser les plus et moins jeunes.

vendredi 13 octobre 2017

Hypersensibles - Mieux se comprendre, mieux s'accepter de Elaine N. Aron

Hypersensibles - Mieux se comprendre, mieux s'accepter de Elaine N. Aron
Auteure : Elaine N.Aron
Maison d'édition : Marabout
Date de sortie : 10 Mai 2017
ISBN : 9782501115001
Pages : 384
prix : 7,50

Résumé : Une personne sur cinq naît avec une sensibilité exacerbée.
Si l'hypersensibilité est loin d'être un défaut – la plupart des personnes concernées sont créatives et intuitives – elle leur empoisonne souvent leur existence.
 
Alliant les résultats de solides recherches à des découvertes cliniques, l'auteur propose  :

• des tests qui permettront aux lecteurs de cerner leur sensibilité particulière.
• des exemples pour aider les hypersensibles à mieux se comprendre grâce aux expériences vécues par d'autres.
• des exercices

Ce livre est conçu non seulement pour favoriser l'adaptation des hypersensibles aux différents aspects de leur trait de caractère, mais encore pour les inciter à en faire un atout dans leur vie professionnelle et personnelle.

MON AVIS : Ce livre devrait être lu par tous que vous soyez hypersensible ou non. On y apprend beaucoup sur les relations d'un hypersensible et sur son comportement. Et surtout, l'auteure ne dévalorise pas du tout les hypersensibles. Bien au contraire, on a des atouts et il faut les assumer. Ce n'est pas à nous de faire tous les efforts du monde pour rentrer dans le moule de la société. On peut faire des efforts mais l'autre doit nous accepter tel que l'on est. Il faut savoir que l'auteure est elle-même psy et hypersensible.

Alors, bien sûr, c'est plus facile à dire qu'à faire des deux côtés et en fonction de son hypersensibilité. Et oui, il existe plusieurs formes d'hypersensibilités. Tout dépend également de notre vécu. Nos points forts également en dépendent. En vous écrivant cette chronique, j'ai plein de choses qui me viennent à l'esprit. C'est hallucinant. La seule partie qui m'a un peu ennuyé concerne les relations amoureuses (je ne me sens pas particulièrement concernée) et celle sur les médicaments (peut-être un peu trop professionnel et le vocabulaire un peu médical m'est un peu passé au-dessus). Tout le reste est utile.

Sur la fin, certains passages étaient un peu exagérés. En effet, j'ai senti que l'auteure n'était pas tout à fait objective dans ses propos. Lorsqu'elle parle des traitements pour soigner le stress (le plus grand mal des hypersensibles), on sent vraiment qu'elle est contre ces traitements, qu'elle les condamne (en plus des laboratoires) mais tout en disant que si vous voulez ce traitement allez-y mais c'est pas bien...Vous voyez? C'est le discours qui dit "c'est mal mais fait ce que tu veux" ou comment culpabiliser des gens. Je vous rassure c'est le seul moment ou elle est dure. Le reste, on sent qu'elle connait le sujet, qu'elle l'a travaillé et surtout qu'elle comprend.

Je pense que je fais partie de ces êtres hypersensibles. Alors oui, ça secoue parce que le but n'est pas seulement de lire et d'accepter son hypersensibilité mais également de faire quelques exercices afin de la laisser s'exprimer. Mais honnêtement, je ne le regrette pas. Je n'ai pas pu faire tous les exercices mais le peu que j'ai fait aident vraiment.

En bref, je sais que la chronique est assez flou. Je le recommande vivement aux hypersensibles et pourquoi pas aux personnes qui en connaissent. Vous pourriez peut-être comprendre pourquoi c'est si contraignant de partir en voyage ou d'exprimer des sentiments que la société juge exagérée?

mercredi 11 octobre 2017

Yes, my destiny de Sachimo




Mangaka : Sachimo
Maison d'édition : Boy's love IDP
Date de sortie : 11 septembre 2017 en même temps
ISBN : 978-2-36877-566-0 / 978-2-36877-567-7
Pages : 128 par tome
Prix : 7,95 par tomes

Résumé : Dans un monde où alphas, bêtas et omegas commencent tout juste à cesser d’être séparés par castes, Aoi est l’héritier d’un riche clan d’alphas. Mais Aoi est né avec une double malédiction : il est omega, et il a trouvé son âme soeur en la personne de Saionji Jirô, alpha et aîné d’une autre riche famille. Renonçant à son héritage à cause de sa nature, Aoi se fait embaucher comme apprenti chez Jirô, afin de tester le lien qui les unis et d’apprendre à vivre, fier et indépendant, malgré son statut d’omega. Secondés par deux majordomes au caractère bien trempé, Aoi et Jirô devront faire face à leur destin.
Entrez dans un monde où majordomes sexy, pulsions incontrôlables et drame romantique se mêlent, pour le meilleur ou pour le pire...
Omegaverse dans toute sa splendeur, Kashikomarimashita, Destiny est un petit chef d’œuvre du genre, beau, riche et intelligent.


MON AVIS : Souvenez-vous : il y a plus d'un mois, je vous ai parlé d'un coup de cœur en manga "Tadaima Okaeri", un omegaverse. Je vous avais dit qu'il y avait un autre titre qui sortait à la rentrée. Et bien, le voici. En vaut-il autant la peine que le précédent? Oui et non.

Concernant le graphisme, je pense qu'avec les couvertures, ça donne un assez bon aperçu de la qualité. Encore que je pense que les couvertures auraient pu être mieux au vue de la qualité intérieur du manga. Les traits sont fins et un peu atypique par rapport à la majorité des mangas. On n'est pas dans les graphismes dit traditionnels du genre. 

Autre point fort : les personnages ont tous des personnalités très différentes les uns des autres. Aoi est très solaire, courageux et franc. Miyauchi, son majordome, est très mystérieux. Il faudra attendre le tome 2 afin d'en apprendre plus sur lui et de vraiment savoir quoi penser de lui. Jirô est à la base infecte mais on finit par se rendre compte qu'il n'est pas ce qu'on pense (j'y reviendrais après dans les thèmes abordés). Enfin, Kudô, un autre majordome, possède un fort caractère bien trempé.

Ce que j'ai apprécié, c'est le fait que les deux tomes peuvent se lire indépendamment l'un de l'autre. Il traite chacun d'un couple différent. Autre point fort réside dans le traitement très simple des relations et sans en rajouter. Une fois le couple formé, on passe. Pas besoin de s'étendre sur eux. ils mènent leur barque. Ça évite les longueurs inutiles et les pertes de temps. 

Les thèmes abordés sont également important. On y parle de discriminations par le biais des différentes catégories (alpha, béta et oméga), d'homosexualité féminine et masculine, des différences sociales et on y dénonce les agressions quel qu'en soit la forme.

En bref, j'ai beaucoup aimé ce titre. Les relations entre les personnages sont très bien traitées et avec justesses. Néanmoins, il n'arrive pas à la cheville de "Tadaima okaeri" pour moi.

lundi 9 octobre 2017

Autobiographie d'une courgette de Gilles Paris

Autobiographie d'une courgette de Gilles Paris
Auteur : Gilles Paris
Maison d'édition : Flammarion
Date de sortie : 28 Septembre 2016
ISBN : 978-2081390706
Pages : 285
Prix : 4,90

Résumé : Un nom de cucurbitacée en guise de sobriquet, ça n’est pas banal ! La vie même d’Icare – alias Courgette –, neuf ans, n’a rien d’ordinaire : son père est parti faire le tour du monde « avec une poule » ; sa mère n’a d’yeux que pour la télévision, d’intérêt que pour les canettes de bière et d’énergie que pour les raclées qu’elle inflige à son fils. Mais Courgette surmonte ces malheurs sans se plaindre… Jusqu’au jour où, découvrant un revolver, il tue accidentellement sa mère. Le voici placé en foyer. Une tragédie ? Et si, au contraire, ce drame était la condition de rencontres et d’initiations – à l’amitié, à l’amour et au bonheur, tout simplement ?

MON AVIS : Tout le monde a entendu parler de ce livre. Je n'ai pourtant pas osé lire ce livre. On me l'a recommandé et j'ai essayé. Est-ce que ça vaut la peine de le lire? Oui. J'ai été très surprise par le style d'écriture. On croit vraiment à ce petit garçon de neuf ans avec sa façon qui lui est propre de s'exprimer. C'est surprenant par rapport à ce qui sort habituellement mais ça renforce l'aspect autobiographique.

On s'attache très vite à ce petit garçon qui a grandi un peu plus vite sur certains aspects que les autres enfants de son âge. L'histoire est cruelle mais heureusement, Courgette va vite rencontrer des personnes bienveillantes qui vont l'aider et le soutenir en la personne de Raymond par exemple. Le gendarme est touchant et adorable. Il possède un grand cœur et heureusement. Madame Papineau, la directrice du foyer dans lequel va vivre Courgette et accueillante et chaleureuse tout en restant professionnelle.

À son arrivé, il va tout de suite se lier d'amitié avec Simon. C'est le personnage dont on ne saura rien jusqu'à la fin. On rencontre également Ahmed, Jujube, les frères Chaffoin, Béatrice et Alice. Camille fera son arrivée plus tard. On rencontre également leur professeur, monsieur Paul très patient. Tous les personnages sont touchants. Les éducateurs sont tous proches des enfants et à leur écoute. On les apprécie également sauf Pauline. Comment on peut garder une éducatrice pareil?

C'est un roman fort, émouvant et touchant. On flirt avec la poésie et la naïveté de Courgette avec ces choses difficiles qui sont mentionnées. On y parle de viol, de drogues, de proxénétismes et de maltraitance. On sait que ces enfants ont vécus des choses difficiles et que le foyer et leur nouvelle demeure. Cela ne les empêche pas de penser encore à leur famille.

En bref, j'ai apprécié ce roman intense et fort en émotion. J'y ai appris quelque petites choses dont on ne parle jamais.

samedi 7 octobre 2017

Blue morning tome 1 de Shoko Hidaka

Blue morning tome 1 de Shoko Hidaka
Mangaka :Shoko Hidaka
Maison d'édition : Boy's love IDP
Date de sortie : 1 Juillet 2015
ISBN : 978-2-36877-456-4
Pages : 192
Prix : 7,95

Résumé : Une belle demeure, des domestiques, les lourdes responsabilités qui incombent à un jeune héritier du domaine familial et son froid et cruel précepteur... L'ambiance de Yuutsuna asa vous transportera dans un autre temps ! Devenez les témoins de l'histoire intemporelle du «Je t'aime moi non plus» !

Depuis la mort de son père, Akihito Kuze a dû endosser le rôle de Vicomte et reprendre les rênes de la famille. Et celui qui prend en main l'éducation de ce dernier n'est autre que le beau et intelligent intendant familial, Satoshi Katsuragi. Mais Katsuragi, qui est pourtant remarqué pour ses qualités en société agit de manière très froide avec Akihito. «Est-ce qu'il me déteste ?!» Akihito qui est attiré par Katsuragi veut connaître la raison de ce rejet ! Plongez dans cette épopée romanesque racontant l'amour d'un jeune vicomte et de son intendant !!

MON AVIS : Voilà un manga comme je les aime. Les graphismes sont très beaux. On rencontre Akihito, âgé de 10 ans, prenant la tête de la maison familiale en tant que vicomte. Il apprendra son statut grâce à son intendant Katsuragi. On suit l'évolution complexe de leur relation jusque Akihito approche de l'âge adulte. 

Ce manga montre la complexité de la haute société japonaise et des relations qui s'y font et s'y défont. On suit les différends statuts sociaux. Ce qui frappe également, c'est le caractère unique de Akihito par rapport aux autres personnes de son rang. Il ne s'est fait qu'un seul véritable ami et méprise les personnes de son rang voir ceux qui lui sont supérieurs. Il est doté d'une sensibilité rare et possède un sens d'analyse très développé. Ce qui surprend ce sont les réflexions faites par certains personnages. Ces réflexions nous amène beaucoup de questions en plus de celle concernant la relation entre Akihito et Katsuragi. Autre point important : je suis certaine qu'on est loin de savoir qui est réellement Katsuragi vis-à-vis du père de Akihito. Tout le monde évite d'en parler et craint que les raisons de son arrivé au sein de la maison Kuze se sachent. 

En bref, ce premier tome réussit nous apporte pleins de questions et nous pousse à acheter la suite. J'aime beaucoup ce manga en apparence simple mais plus complexe qu'il n'y paraît.

jeudi 5 octobre 2017

Ticket to Tokyo de Gaspard Walter

Ticket to Tokyo de Gaspard Walter
Auteur : Gaspard Walter
Maison d'édition : La Martinière
Date de sortie : 11 Mai 2017
ISBN: 9782732466484
Pages : 320
Prix : 25

Résumé :
Plongez dans l’éclat électrique des rues de Shinjuku, poussez les portes anonymes des bars de Golden Gai, contemplez les lueurs de l’aube depuis la cour silencieuse du sanctuaire Meiji, partez à la recherche des fantômes d’Edo dans les ruelles de Yanaka, et découvrez les contrastes fascinants de la « capitale de l’Est ». En 200 photos et 25 liens vers des vues à 360 degrés, vivez l’expérience unique d’un voyage inoubliable.
Ticket to… C’est la bande annonce de votre voyage, le carnet que vous n’avez pas eu le temps de faire, les photos que vous n’avez pas pu prendre. Retrouvez dans chacun des livres de la collection les détails, les impressions, les goûts et les atmosphères qui rendent votre voyage unique.

MON AVIS : Merci à Pluie de mots de m'avoir fait découvrir ce livre magnifique. Au vue de sa qualité, je pensais sincèrement que le prix serait plus élevé. Et bien non. 25 euros : je trouve le prix parfaitement abordable. On a tous vu des photos de Tokyo et souvent les mêmes. On parle toujours des cosplayeurs et autres quartiers connus de cette ville. Et bien, avec ce livre, vous découvrirez une autre image de Tokyo. J'ai eu l'impression de voir une partie de l'envers du décors. Les photos sont sublimes. On a vraiment l'impression d'y être. Le photographe n'a pas prix de photos des endroits connus volontairement. Pour lui, Tokyo ne se découvre pas comme les guides touristiques le voudraient. À juste titre. Certains endroits m'étaient inconnus. Certes, il  mentionne Shibuya (vous savez? Ce fameux carrefour que l'on voit tout le temps en photo?) ou encore Harajuku (le quartier des cosplayeurs entre autre chose) mais pour mieux montrer autre chose. Les photos sont prises à hauteur d'homme. C'est la force de ce livre.

Autre gros point fort : les textes. Il y en a peu mais c'est une véritable invitation au voyage. D'autant plus qu'il profite d'être guidé par une japonaise pour briser des rumeurs complètements fausses (les machine qui vendent soit-disant des tortues vivantes ou des sous-vêtements déjà utilisés). Bref, vous en apprenez beaucoup. À la fin de ce livre, on nous propose des adresses pour voyager à moindre coût à Tokyo. Certes, les prix sont élevés là-bas mais il est toujours possible de s'en sortir. Ce qu'il y a de bien, c'est qu'ils adaptent leurs conseils de voyage en fonction du type de voyageur que vous êtes (Autant vous dire que je ferais parti des stressés).

En bref, je ne doutais pas un instant de la qualité de se livre que je prends plaisirs à feuilleter de nouveau. Il est fait non seulement pour les amoureux du Japon mais également pour ceux qui souhaitent s'y rendre.

mardi 3 octobre 2017

Mei Lanfang livre 3 une vie à l'opéra de Pékin de Lin Ying

Mei Lanfang livre 3 une vie à l'opéra de Pékin de Lin Ying
Manhuaga : Lin Ying
Maison d'édition : Urban China
Date de sortie : 25 Novembre 016
ISBN : 9782372590211
Pages : 192
Prix : 15

Résumé : Le 8 aout 1961, la Chine pleura la mort d'un de ses artistes les plus populaires : Mei Lanfang. Ce chanteur de l'Opéra de Pékin, qui faisait frémir d'émotion ses diverses audiences lors de ses interprétations de rôles féminins, commença sa carrière en 1904, à l'âge de dix ans. Pendant des heures, il entraina sa voix, appris la danse et répéta ses acrobaties, jusqu'à atteindre un niveau de raffinement qui le propulsa en Chine, mais également sur la scène internationale.
Yin Ling retrace d'un trait délicat la vie et la carrière de ce personnage extraordinaire, et nous offre également une plongée dans l'univers magique et méconnu de l'Opéra de Pékin. 

MON AVIS : Vous avez vu cette couverture? Et bien, ouvrez le manhua, vous en aurez encore plein les yeux. Rien que pour la qualité graphique, il faut l'acheter. La manhuaga dessine dans les détails avec un trait d'une finesse et d'une douceur rare. Elle a un style très aériens et élégants ce qui colle parfaitement avec l'opéra de Pékin. En plus, elle a dessiné des portraits de Mei Lanfang (je suppose qu'il s'agit de lui). Si vous tapez mei Lanfang sur internet et regardez les photos, vous verrez que l'on reconnait parfaitement les dessins de Lin Ying. La comparaison est évidente. Elle a fait un travail formidable de recherche pour aboutir à ce niveau. D'ailleurs à la fin, on a apprend que les gestes des mains des chanteurs d'opéra ne sont pas anodins mais expriment quelque chose. J'ai essayé de les reproduire mais c'est atroce. Mon admiration n'en est que renforcée.

Concernant l'histoire en elle-même, on voit les effets positifs et négatifs du succès qu'à connu ce chanteur d'opéra. Sa métamorphose en femme est hallucinante. On découvre d'autres talents qu'on ne lui connaissaient pas. C'est juste incroyable qu'un homme n'ayant pas fait d'étude ou quoique ce soit fasse preuve d'autant de talents et possèdent autant de connaissances sur des sujets si vastes. On rencontre également une jeune femme que j'ai apprécié de suite. Je serais curieuse de lire un livre sur cet homme. Je le trouve fascinant. Ça ne me surprend pas que les chinois aient pleuré sa mort.

En bref, je ne me lasse pas de cette série. Bien au contraire, j'en suis addict. Soyons sage et gardons la suite pour plus tard.