jeudi 21 septembre 2017

Creepy de Yutaka Maekawa

Creepy de Yutaka Maekawa
Auteur: Yutaka Maekawa
Maison d'édition : Éditions d'est en ouest
Date de sortie : 14 Mars 2017
ISBN : 978-4990874629
Pages : 315
Prix : 20

Résumé :
Un thriller psychologique glaçant
Takakura mène une vie paisible. Il vient d’emménager avec sa femme dans un quartier résidentiel de Tokyo. Sa profession d’enseignant en psychologie criminelle à l’université lui permet de se lever tard et d’éviter les trains bondés. Un dîner de temps à autre avec son étudiante préférée, sous prétexte de l’orienter sur son mémoire. Une vie paisible donc. Mais un jour, un camarade de lycée, devenu inspecteur, lui demande son expertise sur un cas de triple disparition qui date de huit ans. Rien d’alarmant jusqu’ici, et Takakura lui donne son avis. C’est à partir de là que l’existence routinière du professeur commence à se dérégler : une jeune fille se fait agresser près de chez lui, un voisin au sourire étrangement antipathique et dont on n’a jamais vu l’épouse, un incendie dans la maison d’en face, des meurtres... Takakura a l’étrange intuition que tout cela n’arrive pas par hasard.
Creepy (adjectif familier): louche, suspect, qui fiche la frousse, d’horreur, d'épouvante.
Comme son titre l’indique, ce thriller psychologique qui avance crescendo va vous donner la chair de poule.

MON AVIS : Vous savez que je ne suis pas très polar et thriller. Pourquoi avoir acheté ce roman alors? Déjà parce qu'il s'agit d'un auteur japonais et ensuite la maison d'édition semble spécialisée dans les littératures asiatiques. Enfin, le résumé m'a pas mal intrigué. Je sais que les auteurs asiatiques m'ouvrent toujours à d'autres univers que l'imaginaire. Je me suis dit que c'était l'occasion. Qu'en ai-je donc pensé?

En commençant les premières lignes, j'ai été dérouté par le style. J'avoue qu'au vue de mon genre littéraire de prédilection, je ne suis pas habitué à une écriture comme celle-ci. Pourtant, elle est simple et sans fioriture. Il n'y a pas besoin de réfléchir au sens de la phrase. Le seul petit bémol peut résider dans les quelques coquilles que l'on peut trouver (elles ne sont pas nombreuses. Je rassure). Je me suis tout de même très rapidement adaptée à ce style. 

Toutefois, ma capacité d'analyse a souffert au début. Je me suis même dit "j'espère que ce genre de raisonnement raté ne va pas durer tout le roman". Je vous rassure. C'est volontaire de la part de l'auteur. Ça ne dure que les premières pages. Cela permet surtout au lecteur de prendre le temps de comprendre qui fait quoi et pourquoi et à quel moment. J'avoue que le suspect est profondément tordu. Il y a un réel travail sur la psychologie des personnages et des évènements. C'est vraiment intéressant. C'est fait avec une intelligence que l'on voit rarement...Je reformule : que je vois rarement (ne lisant que peu de livres de ce genre, je suis bien en peine de juger). On nous prévient que ce thriller est crescendo et ce n'est pas pour rien. Je n'en dirais pas plus. 

Autre point fort, il y a peu de mots japonais et peu de référence à la culture japonaise. Donc pour les non connaisseur, aucune inquiétude. Vous pouvez le lire sans problème. Certes, j'adore la culture japonaise et vous pourriez penser que je l'écris sans vrai recul mais je ne suis pas la seule à le dire. Le libraire chez qui je vais faire mon ravitaillement a adoré et a précisé que, justement, les noms n'étaient pas difficiles et qu'il n'y avait pas cette particularité japonaise que l'on retrouve d'habitude. Je suis entièrement d'accord. Preuve en est, j'ai bien été dérouté au début alors que je lise énormément de livres asiatiques.
Pour les amateurs de suspens, est-ce un bon roman? Je dirais oui. Certaines révélations ne m'ont pas surprises (elles sont peu nombreuses) mais j'avoue que le dernier quart du roman (peut-être la moitié. J'avoue avoir été tellement prise par le roman que je n'ai pas fait attention) m'a profondément surprise. On ne s'attend pas du tout à cette direction. Ce qui est aussi agréable, c'est que la plupart des personnages flirtent avec la ligne à ne pas franchir. Pas dans le sens cinématographique mais psychologique. Du coup, on ne sait jamais si les personnages vont ou non basculer. 

Pour en revenir à la fin du roman, je ne dirais pas ce qu'il se passe mais une chose est sûre : elle est loin d'être toute blanche ou toute noire. Je chercherais après le film sur internet vu qu'il ne passera dans ma petite ville paumée mais je ne m'inquiète pas quant à la réalisation du film.
En bref, je me suis laissée surprendre par ce thriller qui va me réconcilier avec le genre. Ça me donne envie d'en lire d'autres. Je vous le recommande franchement.

Et oui, mon portefeuille est en train de hurler à la mort mais moi je suis contente. J'avoue que parfois, ça me rendait triste de voir tous ces livres dont on parle et de me dire "mouais, je le lirais pas. Je n'aime pas ce genre". Et bien cette petite voix va maintenant se taire.

mardi 19 septembre 2017

La photographe de Kenichi Kiriki

La photographe de Kenichi Kiriki
Mangaka : Kenichi Kiriki
Maison d'édition : Komikku
Date de sortie : 9 Novembre 2015
ISBN: 979-1-09-161075-9
Pages : 169
Prix : 16 (grand format


Résumé : À travers cette aventure lyrique, Ayumi, jeune étudiante en photographie, nous entraine dans les quartiers cachés de Tokyo dans lesquels il est possible de saisir des moments uniques et magiques, reflets de la pluralité de Tokyo. Du mémorial pour les écrivains et artistes à Tabata à la foire d’Asakusa non loin du célèbre temple, cette jeune photographe nous entraine avec émotion dans des univers bien réels où tout instant peut être saisi offrant une nouvelle vision, unique de la capitale du Japon.

MON AVIS : Cela faisait longtemps que je n'avais pas fait un article d'un titre de Komikku. Je vais commencer par vous rassurez. Ce manga comporte 3 tomes pour le moment qui peuvent être lus , à mon sens, indépendamment les uns des autres. Le manga est en grand format ce qui explique en parti le prix. La deuxième raison est sa qualité mais là, vous devrez lire la suite pour en savoir plus.

Lorsque la maison d'édition a présenté ce titre, je me suis dit qu'il réunissait toutes les conditions pour me plaire. J'avoue que son prix a un peu retardé l'achat. Mais quelle erreur ce fut! J'ai rarement vu un manga avec des graphismes aussi réalistes. Je parle d'un véritable réalisme. J'adore le Japon. J'ai déjà lu pas mal de documentaire sur le sujet. Je ne parle pas de documentaires vu à la télévision. Vous pensez bien que j'en ai vu des photos et vidéos de paysage. Et bien là, j'ai eu l'impression de visiter le Japon tant les dessins sont travaillés. On s'y croirait jusque dans les moindres détails. Rien que pour ça, allez y.

Cependant, il a une autre qualité indéniable : la culture. Et oui, le mangaka nous présente avec brio non seulement les paysages japonais mais il en profite pour nous permettre de découvrir des choses méconnus sur le Japon. (Je ne connaissais pas les trois-quarts des lieux présentés alors imaginez l'originalité) Ainsi, je sais que je ne mourrais pas bête après avoir lu ce manga. J'ai découvert je ne sais combien d'auteurs connus au Japon que je ne connais pas (pas bon pour ma PAL mais c'est trop tard). On découvre les transformations des paysages suite à la seconde guerre mondiale. On apprend que 3 quartiers étaient et/ou sont des quartiers réputés pour l'art de part leurs occupants. 

Tout ça pour dire que ce manga est truffé de culture japonaise. On est vraiment dedans. On peut sentir l'esprit japonais et la culture de ce pays. On sent, voit et entend les odeurs, les couleurs et les bruits. Pourtant, les dessins sont en noirs et blancs mais tout est dans les détails.

Un petit défaut tout de même vraiment minime : entre chaque chapitre, l'auteur explique le choix de parler de tel endroit ou tel magasin. Ça, c'est intéressant mais le fait de répéter les dates des lieux est un peu agaçant. Ça coupe l'ambiance et du coup, ça m'empêche de le mettre en coup de cœur. 

En bref, je suis conquise par ce manga. Je le recommande évidemment aux amoureux du Japon mais également à tous ceux qui aiment les graphismes de qualité et les férus d'histoires et de livres.

dimanche 17 septembre 2017

Green mechanic tome 1 de Yami Shin

Green mechanic tome 1 de Yami Shin
Mangaka : Yami Shin
Maison d'édition : Ki-oon
Date de sortie : 8 Juin 2017
ISBN : 979-10-327-0168-3
Pages : 176
Prix : 7,90

Résumé : Les êtres humains ont fait de leur planète un désert recouvert d’ordures. Le seul endroit habitable est la Mégapole, ville géante où s’entassent hommes et robots, ainsi que les mystérieux Ersatz, créatures monstrueuses pourchassées par la Milice. Dans ce monde en perdition survit Misha, jeune orpheline aux dons d’empathie surdéveloppés. Incapable de contrôler sa capacité à lire les émotions des autres, elle se tient à l’écart de ses semblables. C’est pourtant grâce à ce pouvoir qu’elle trouve Reborn, un robot morphing errant sans mémoire au milieu d’une décharge.

Cette merveille technologique est capable d’adopter n’importe quelle apparence. Sans hésiter, la jeune fille lui fait prendre la forme de Mickael, son meilleur ami, dont elle est sans nouvelles depuis qu’il a été enlevé par un groupe d’Ersatz il y a dix ans. D’où viennent ces créatures ? Que deviennent ceux qu’elles capturent ? Nul ne le sait… Pour retrouver son compagnon, Misha rejoint les Renforts, un groupe de guerriers et d’enquêteurs hors pair ! En échange de leur aide, elle met à leur service ses capacités psychiques et son aptitude à faire de Reborn une armure surpuissante. Le combat pour la vérité commence !

MON AVIS : Une nouvelle mangaka française! Je ne le savais pas en l'achetant. Je ne l'ai appris qu'il y a quelques jours. Avec ce manga, on ne perd pas de temps. Contrairement à beaucoup de shonen dont le seul but est de mettre en scène des combats peu importe le scénario, ce manga a une vrai raison d'être. Les combats n'ont pas pour but de tuer l'ennemi. Je n'en dis pas plus de peur de spoiler. En cela, ça change beaucoup de ce que l'on voit habituellement.

Côté graphisme, j'ai été très surprise. Ils sont très bien fait. On sent un graphisme différent de ce que l'on voit. Il y a le manga avec ce petit quelque chose qui rend le graphisme unique. L'esthétique est vraiment travaillée. Rien que la couverture en dit long sur le tout. Surtout que pour une fois, l'héroïne est tout de même débrouillarde et il y a plus de personnages féminins que masculins. Les combats ne sont pas que pour ces messieurs.

On rencontre d'abord Misha. Je me suis sentie très proche d'elle. Pourtant, jamais je ne me suis retrouvée dans un personnage. J'ai été un peu comme elle par rapport à son empathie exacerbée. C'est d'ailleurs une originalité. On la voit évoluer et s'ouvrir aux autres. Après, certaines choses sont un peu classique mais logique. On pardonne facilement. Ensuite, il y a Reborn, le robot. Je l'adore. C'est lui qui fait les remarques dont tout le monde se fout. Malgré tout , il peut se montrer très humain par son rapport à Misha et ses questionnements sur l'identité.
Ils vont croiser la route des renforts : Niel et Setsuna. Niel est un homme un peu bourru, pas méchant mais qui souffre bien plus qu'il ne veut bien l'admettre. Quand à Setsuna, elle est cool et sa phobie est quand même bien drôle quand on sait ce qu'elle est capable d'affronter avec Bouchon, son renard robotique (trop cute).

Autre point fort, c'est le mélange des origines dans ce manga. On en parle pas mais on le ressent dans les graphismes, les noms des personnages et surtout dès le début, on sait qu'il ne reste qu'une partie de la Terre encore habitable.

En bref, j'ai été agréablement surprise par ce manga. J'ai hâte de lire la suite qui sortira au mois d'octobre. Les mangakas français commencent à arriver et nous apporte d'excellent titres. Suivez les. Ils sont pleins de surprises.

vendredi 15 septembre 2017

Aeternia tome 2 : L'envers du monde de Gabriel Katz

Aeternia tome 2 : L'envers du monde de Gabriel Katz
Auteur : Gabriel Katz
Maison d'édition : Scrinéo
Date de sortie : 28 Août 2015
ISBN : 978-2-3674-0328-1
Pages : 416
Prix : 20 (existe en poche)

Résumé :
C’est l’heure du duel décisif entre les deux camps qui s’entredéchirent pour la cité mère de Kyrenia. Deux champions vont s’affronter sur le sable de l’arène, un combat qui peut faire basculer le destin d’un peuple entier. Mais quelques heures à peine avant le coup de gong, le culte du Prophète a perdu son champion. Qui affrontera le Corbeau, redoutable gladiateur du Temple ?
Déchirée par les luttes de pouvoir, la plus grande cité du monde est au bord de la guerre civile. Le culte millénaire de la Grand déesse, menacé par celui d’Ochin qui se répand comme un raz-de-marée, n’a plus qu’un recours : la violence. Entre complots,  combats et trahisons, chacun lutte pour sauver sa place et parfois sa vie…

 MON AVIS : Quelle suite! J'ai eu tout ce que je voulais. Desmeon se montre enfin vraiment et c'est un délice...Bon, c'est vrai qu'il fait le fanfaron, qu'il n'est pas du genre à respecter les protocoles ou à écouter ce qu'on lui dit mais c'est surtout le combattant qui m'impressionne. Après avoir lu ce tome, je comprends mieux et n'y aurais pas pensé. Gabriel Katz a encore frappé avec ses surprises. Le roman est quand même bien sanglant. Personnellement, ça ne m'a pas dérangé puisqu'il décrit avant tout les combats. Et pour sortir des combats, il donne les résultats. Au bout d'un moment, on est immunisé. 

Concernant Varian, je l'ai adoré. Ce n'est pas un religieux, c'est un stratège, négociateur et politicien. Je n'ai aucun doute sur son avenir. Et je suis contente que le petit chien s'en sorte bien grâce à Varian. Nessyria...J'aurais bien aimé qu'elle paie pour tout ce qu'elle a fait. Et en même temps, elle a été sacrément naïve. Est-ce suffisant pour autant comme prix à payer? Je ne sais pas. 

Quand à la fin, on se doute de la suite mais j'aurais bien aimé savoir le juste après. En même temps, je me dis que l'auteur a été sympa en épargnant un peu. En tout cas, cette suite et fin est rythmée. On n'a pas le temps de souffler. Les informations s'enchainent tout comme les jeux de pouvoir, les complots et trahisons.

En bref, ce tome est juste brillant. Je l'ai lu en deux fois sans voir le temps passé. Si je dois conseiller un auteur de fantasy, Gabriel Katz en ferait parti. Je peux vous le garantir.

mercredi 13 septembre 2017

Carmen Maria Vega

Carmen Maria Vega

Je vais vous parler de cette chanteuse française. Elle a sorti son troisième album au mois d'avril dont vous avez la pochette juste au-dessus. Ne vous fiez pas à la pochette. Le genre musicale de Carmen Maria Vega est essentiellement du rock à l'ancienne.

Comment je l'ai découverte?

Je l'ai découverte à l'occasion de son premier single "La menteuse". En plus d'être très drôle, elle envoie mine de rien. Les chansons de cet album reflètent, malgré leur ironie, une réalité de la société. On découvre en premier lieu son humour avant son talent. 
NE PAS VOUS ARRÊTER LÀ SI ÇA NE VOUS PLAÎT PAS!

En effet, chaque album est différent. Elle n'a certes pas sa langue dans sa poche mais elle dit les choses telle qu'elles le sont avec les mots justes.

Discographie :

Carmen Maria Vega : Son premier album est dément. Je vous conseille de l'écouter afin de vous faire une idée de son évolution.

Du chaos naissent les étoiles : Je suis fan de la chanson "le soldat" et la chanson "on s'en fout" est complètement dingue parce qu'on le pense tous. Cet album est plus sérieux même si elle conserve un peu d'ironie sur quelques unes.
"Le soldat"

"On s'en fout" 


Fais moi mal, Boris! : Un album hommage à Boris Vian. Pas mal et on s'en une nouvelle évolition

Santa Maria : Son dernier et plus bel album sur la quête d'identité. Ça la change beaucoup et lui va merveilleusement bien. Elle m'a donné des frissons. Par moment, sa voix m'a rappelé Nolwenn Leroy et Florence and the machine c'est dire. Pourtant, elles n'ont aucun rapport. Vocalement ça envoie et certains textes sont de Mathias Malzieu (Dionysos si vous préférez) dont "le grand secret" son premier single.
Ma chanson préférée de cet album est celle-ci"j'ai tout aimé de toi" :


BONUS

Vous l'avez déjà entendu dans la comédie musicale Mistinguett. Elle jouait le rôle éponyme. Pour ceux qui ne s'en souviendrait pas, voici les deux singles :

 

Qu'en pensez-vous? Dites moi tout. N'hésitez pas à m'en conseiller.

lundi 11 septembre 2017

Dernière heure tome 1 de Yû

Dernière heure tome 1 de Yû
Mangaka : Yû
Maison d'édition : Akata
Date de sortie : 22 Juin 2017
ISBN : 2369742054
Pages : 196
Prix : 7,95

Résumé :
Cela fait cinq années que le Japon est en guerre. Mais Saku, jeune collégien, ne le réalise pas vraiment. Vivant sur une petite île isolée, son quotidien n’est synonyme que d’ennui, entre les cours et la frustration de repas trop sommaires. Pourtant, tandis que les affrontements semblent s’intensifier, une terrible nouvelle vient bouleverser sa vie et celle de ses camarades : désormais, chaque vendredi, certains d’entre eux seront appelés à aller se battre sur le front. Tous, sauf Saku et Miyako, son amie d’enfance, exemptés sans savoir pourquoi de partir à la guerre…
Autant récit d’un quotidien chamboulé par la guerre que romance scolaire, autant manga culinaire que de science-fiction, cette série poétique, pacifiste et éthérée s’attarde autant sur ceux qui partent sur le front que sur ceux qui restent. Entre douleur, angoisse, espoir, incompréhension, indépendance alimentaire et passage à l'âge adulte…

MON AVIS : Ce manga sort des sentiers battus. Il est loin d'être facile puisqu'il est question d'envoyer des enfants à la guerre une fois par semaine dans un Japon futuriste. Ce premier tome permet juste de savoir ça mais les questions fusent tout le long de ce tome. On a envie de lire la suite afin d'avoir les réponses ou ne serait-ce qu'un début. Contre qui sont-ils en guerre? Que cache le fil d'araignée? Pourquoi deux des élèves ne sont pas mobilisables?

Je vais vous rassurer. Dans ce premier tome, on ne vit pas la guerre. On en parle mais on ne la voit pas. Les graphismes sont classiques sans l'être. Les décors sont vraiment bien travaillés et dans le détails. On s'y croirait. Les personnages ont tous une personnalité bien distinct. Leur insouciance s'envole lorsqu'ils comprennent que la guerre se rapproche alors que la plupart d'entre eux n'en ont jamais rien vu.

En bref, je suis curieuse de lire la suite et de voir comment vont réagir les autres et ce qu'il se passera.

samedi 9 septembre 2017

Contes des sages zen de Pascal Fauliot

Contes des sages zen de Pascal Fauliot
Auteur : Pascal Fauliot
Maison d'édition : Seuil
Date de sortie : 14 mars 2013
ISBN : 9782021087512
Pages : 256
Prix : 17,90

Résumé : Ce recueil de contes zen, avec de nombreux inédits en français, nous livre ici une anthologie sans précédent. Inspirés des diverses versions écrites ou orales, ces récits sont revisités avec un éclairage nouveau et mis en résonance avec des poèmes qui en approfondissent le sens. Avec son talent de conteur et une connaissance vécue de son sujet, l’auteur fait revivre ces histoires porteuses d’une sagesse et d’un humour revigorants, donne de l’étoffe à ces personnages, célèbres ou méconnus, en remontant aux sources les plus authentiques et en les replaçant dans leur contexte historique. On y fréquente avec bonheur des figures emblématiques de patriarches chinois ou de grands maîtres japonais iconoclastes comme Ikkyû et Hakuin qui défrayèrent la chronique et surent redonner sa vitalité originelle à un zen décadent, mais aussi des artistes, des samouraïs, de singulières aubergistes et même une courtisane des plus surprenantes. Ces histoires mettent en scène les principes essentiels et la saveur incomparable du zen pour témoigner d’un chemin qui mène au-delà des limitations du mental et de l’égo, pour goûter aux fruits de l’Eveil dont le nectar est la Compassion. Elles illustrent aussi l’influence du zen dans les arts martiaux, la poésie, la peinture, la cérémonie du thé. Enfin, la richesse de l’iconographie, en parfaite correspondance avec le texte, contribue à nous immerger dans cet univers fascinant.

MON AVIS : Je ne pense pas avoir besoin de vous rappeler que j'ai déjà chroniqué quelques livres de cet auteur/conteur. Il apparaît régulièrement sur le blog. Le résumé m'embête parce qu'il dit exactement ce que je pense. Du coup, j'ai un peu l'impression que la chronique ne va pas servir à grand chose mais je la fais quand même. Après tout, vous ne voyez pas l'objet livre. Il est magnifique. Ne vous arrêtez surtout pas au prix. Ça les vaut largement. 

Ce livre, en plus de conter quelques contes, légendes et mythes asiatiques, propose des estampes magnifiques. Je pense qu'une fois les livres de cette collection rassemblés, ajouté aux livres japonais illustrés que j'ai, j'aurais une assez bonne idée de ce qui existe en estampes. Le plus, c'est que les estampes reflètent parfaitement le conte ou la situation principale de chaque histoire. Que ce soit le personnage, le geste ou l'évènement, on a vraiment l'essentiel qui permet d'ajouter à l'ambiance zen.

Pour l'écriture, comme toujours, on se détend et on savoure, déguste petit à petit. Ça fait un bien fou. On revient aux fondamentaux. On y trouve quelques petites critiques toujours d'actualité en rapport avec les apparences, le matérialisme, l'égo et tant d'autres défauts typiquement humain qui empoisonnent la vie. Ces petites histoires, en plus d'être poétiques et belles, sont parfois ponctuées d'impertinences et/ou d'humour. C'est un vrai régal. 

En bref, Pascal Fauliot est pour moi un auteur à lire pour tous les passionnés de l'Asie mais également pour les petits, vous pouvez y trouver votre compte. Il y en a pour tous les goûts.