mercredi 16 août 2017

Mon rapport aux livres

Bonjour à toutes et à tous,

Ce matin, j'ai ouvert un article de Tanuki dans lequel il est question de conseil livresque à une personne qui ne lit pas. En lisant cet article, j'ai eu l'idée de celui que vous avez commencé à lire. Certains se demandent sûrement d'où me vient cette passion dévorante pour les livres. Et vous allez être surpris.

Des débuts difficiles

En réalité, jusqu'au collège, je ne lisais pas. Même Harry Potter, il ne fallait pas m'en parler. La preuve, pour l'école, j'avais du le lire et je me suis arrêtée au chapitre 8. Je vous vois venir. Vous vous dites : "QUOI! ELLE A DÉTESTÉ HARRY POTTER! ET NE LISAIS PAS DE SURCROIT!" (ok, c'est juste pour vous tenir en haleine. Je l'avoue.) Je me suis bien rattrapée depuis et je confirme : vous êtes bien sur le blog les sortilèges des mots. En fait, jusqu'au début du collège, tout ce qui étais à la mode ne me plaisait pas. Il y a une raison à cette précision. Vous comprendrez en lisant ce qui suit.


Premier pas

Qu'ils furent difficiles. Ma mère m'a dit que c'était un roman qui avait été le premier déclic mais pas de quoi devenir cette jeune femme accro que je suis devenue. Personnellement, je pense que c'était "le petit prince" mais je ne suis absolument pas sûre. Néanmoins, ce que je sais, c'est que la prof que j'ai eu au collège pendant deux ans avait le chic pour nous faire lire des livres qui nous plaisaient.

Les premiers pas dont je me souviens, c'est "Les fleurs du mal" de Baudelaire que j'ai lu un nombre incalculable de fois. Malheureusement, en déménageant, plus de fleurs du mal sur les étagères. Merci maman de m'avoir laissé de te le piquer souvent. Et vive les brocantes. J'ai acheté un exemplaire d'occasion.

Ensuite, ce fut "le cid" de Corneille et je me contentais à peu près de ça.
Le petit prince


Le cidLes fleurs du mal

Le vrai déclic

Harry Potter! Encore! me direz-vous. Et bien oui. Je ne sais pas si je dois remercier mon voisin de m'avoir parlé de son adoration pour Emma Watson et de m'avoir poussé à aller voir le deuxième film au cinéma. J'y suis allée pour faire plaisir et au final, je me suis faite plaisir. Comme quoi tout arrive. Du coup, j'ai repris le premier tome que m'avait offert ma tante (pardon tatie si tu lis ces lignes) et je l'ai lu d'une traite. J'ai ensuite acheté tous les autres tomes sauf le dernier que j'ai du pré-commander. je ne vous dis pas l'état dans lequel je me trouvais lorsque je l'ai reçu un samedi midi. 

Ensuite, il y a eu Twilight et les mangas dans la foulée. J'étais une lectrice modérée restant dans des domaines de prédilection.



Comment devenir accro?

Je suis incapable de vous expliquer ce qu'il s'est passé à ce jour-là fatidique en 2013 ou tout a basculé. Je travaillais dans un établissement scolaire en tant qu'assistante documentaliste. J'attendais le bus. Une collègue est passée en voiture et m'a déposé en ville. J'avais 1h30 d'avance et pour m'occuper, je suis allée dans une librairie (quelle erreur!). J'en suis ressortie avec un livre ou deux sur le Japon et un roman fantastique je crois. Je me souviens surtout de celui sur le Japon. Et voyant la curiosité de mon collègue, je ne sais pas, ça a fait tilt. Et les joies de l'indépendance financière aussi.

Au début, je restais raisonnable mais très vite, je voulais tout ce qui m'intéressait. Et il y en avait des livres. À ce moment là, j'étais encore très réservée et méfiante envers les autres. (on se demande pourquoi). Je n'avais pas de librairie préférée. C'est venu au fur et à mesure et maintenant je fais preuve de fidélité et loyauté envers cette dernière. Je fais partie de leur association et essaie de les faire connaître au maximum. Pour ceux qui ne le saurait pas ou qui me découvre avec cet article, c'est la librairie Par Mots et Merveilles à Maubeuge.

Pourquoi je ne travaille pas dans le milieu du livre?

Je vous rassure. Je ne vais pas vous parler de ma vie privé. Je pense que beaucoup seront en désaccord avec moi mais je ne fais que donner mon avis. À la base, je voulais être comptable. Mes études ont détruit la matheuse en moi. De ce fait, dès que j'ai aimé lire. J'ai eu peur de faire des études afin d'en faire mon métier. J'ai fait quelques stages qui m'ont plu. J'aurais pu travailler en médiathèque si le maire avait accepté la demande mais les diplômes...Vous voyez ou je veux en venir. Une maison d'édition me l'avait proposé pour six mois renouvelable si je faisais l'affaire. Faute de moyen financier, je n'ai pu accepter. J'ai donc laissé tomber.

Récemment, une personne proche a fait des études à la fac où je pourrais aller. Elle a détesté. Certes, c'est son expérience mais on a un point commun. On n'aime pas les cases et malheureusement, on est dans une société qui aime tout catégoriser. C'est bien dommage. Je n'aime pas ça. Je sais également que je manque encore d'ouverture d'esprit pour pouvoir prétendre lire de tout. je m'ouvre tout doucement aux autres genres grâce à l'association et aux blogueuses (et blogueurs) qui me conseillent très bien.

Je préfère que ma passion reste une passion et ne devienne pas une obligation. Si je perdais ça, je perdrais l'essence même de celle que je suis devenue grâce à la lecture. J'y reviendrais peut-être dans une autre article si cela vous intéresse. n'hésitez pas à me poser vos questions. J'y répondrais avec plaisir.

Bref, j'en ai fait du chemin. Tout ça pour dire qu'il ne faut pas désespérer. Tôt ou tard, on rencontre LE LIVRE qui change tout et je vous le souhaite pour ceux qui ne l'auraient pas encore vécu.

mardi 15 août 2017

Elsa l'intégrale de Makyo et Faure

Elsa l'intégrale de Makyo et Faure
Scénariste : Makyo
Dessinateur : Michel Faure
Maison d'édition : Glénat
Date de publication : Novembre 2000
ISBN : 2-7234-3429-X
Pages : 138
Prix : 35,50

Résumé : Depuis la disparition brutale de sa mère, la petite Elsa s'enferme dans un univers qui l'éloigne de ceux qui cherchent à communiquer avec elle. Ses seuls outils : les quelques mots quotidiens qu'elle sort avec parcimonie de son "sac à mots" et un don inné pour la peinture. Mais sa mère vit dans une secte où Elsa sera retenue prisonnière. Fred, le père de l'enfant, va tenter par tous les moyens d'arracher sa fille des mains de ces dangereux mystiques qui ne semblent pas vivre uniquement de préceptes religieux mais aussi de trafics et d'extorsions... Makyo et Faure nous livrent ici le troublant tableau d'une jeune fille illuminée par la poésie de l'image, abordant avec pudeur le thème de l'errance brisée et avec colère celui des sectes et de leurs dangers. Cette intégrale comprend un cahier supplémentaire où vous pourrez découvrir un nouveau texte de Makyo accompagné de nombreux dessins inédits de Faure, poursuivant la magie de cette grande histoire.

MON AVIS : Voici la dernière BD empruntée à la médiathèque. J'avoue que le prix me fait un peu peur même en sachant que c'est une intégrale. Les dessins de Elsa sont sublimes. On penserait à des œuvres d'arts tant elles sont magnifiques. Les couleurs sont douces et l'impact émotionnel est présent. Les graphisme de l'histoire en elle-même sont caractéristiques des années 2000. Dommage, j'aime bien l'originalité. Il n'y a que Elsa qui sort un peu de l'ordinaire.

Logique, le jeune fille est particulière. On s'attache très vite à elle. On se doute de quelque chose mais au final, on ne donne aucune explication à son talent incroyable ni à sa façon d'être particulière. Sûrement parce qu'à l'époque on ne parlait pas de ce genre de chose de manière directe. Ça m'a pas mal frustré au cours de ma lecture. Son père est attachant malgré ses nombreuses maladresse. Sa mère est étrange. Je ne me fierais pas à elle.

Concernant l'intrigue, j'ai été un peu déçue. On est vraiment dans une intrigue classique sans originalité. le coupable ne surprend pas. D'autant plus que dès le début de la disparition de Elsa, on nous dit qui est coupable. Si vous cherchez l'originalité, c'est raté. Même sur les trahisons et complots, c'est du déjà vu. Les graphismes des personnages sont stéréotypés. J'aurais aimé que le personnage de Elsa soit plus travaillé. On nous donne un petit bout d'elle mais ça s'arrête là. Pourtant, je suis sûre qu'il y avait de quoi faire avec elle. On pouvait rendre l'histoire originale grâce à elle et sa vision si particulière des choses.

En bref, une BD qui m'a laissé un arrière goût de manque. Dommage.

lundi 14 août 2017

Contes des sages chamanes de Pascal Fauliot et Patrick Fischmann

Contes des sages chamanes de Pascal Fauliot et Patrick Fischmann
Auteurs : Pascal Fauliot
                Patrick Fischmann
Maison d'édition : Seuil
Date de sortie : 12 mars 2009
ISBN : 9782020970945
Pages : 224
Prix : 17,90

Résumé : Ce recueil est la première anthologie du légendaire chamanique explorant la vision du monde des peuples premiers. Un voyage initiatique, de la taïga aux déserts australiens, des steppes mongoles à la Cordillère des Andes. Des récits et versions inédites, ponctués de chants de guérison, pétris de beauté sauvage, d’humour iconoclaste. Des mythes insolites racontent l’origine des chamanes, la naissance des rituels et des instruments de musique. Des légendes témoignent de l’interdépendance des humains, des animaux et des esprits, dans une impressionnante visite guidée des Autres Mondes et du Temps du Rêve. Un univers magique et foisonnant, peuplé de femmes-esprits, d’animaux-gardiens, de pierres qui soignent, d’appeleurs d’âmes et de « fous-guéris »… Vingt et un récits, en dialogue constant avec l'iconographie, autant de portes qui donnent les clés symboliques d’un imaginaire primordial.

MON AVIS :  Comment voyager à petit prix? Lire les livres de cette collection. On découvre les mythes et légendes de peuples connus et moins connus. En lisant ce livre, j'ai pu enfin saisir certains éléments qui me manquaient à la lecture du roman de Aurélie Wellenstein "Les loups chantants"

L'univers des chamanes est un univers qu'on ne voit que de loin, que l'on approche. Il peut être impressionnant mais complètement déroutant pour beaucoup. Personnellement, ça me fascine. Au travers de ces textes, j'ai découvert un autre aspect de cet univers. Il y a un réel respect pour la nature et les animaux. Les chamanes nous montrent ce qui est bon et mauvais en chaque être humain. Du moins, c'est ce que j'en ai retenu.

J'ai retenu autre chose. L'écriture de ces contes est telle que l'on est émerveillé, ou plutôt, subjugué serait plus juste. Néanmoins, lorsque l'on regarde au-delà, on voit à quel point l'humain peut être abject. Je pense au conte "la fille squelette". Il m'a vraiment marqué. On sait pourtant dès le début ce qui va se passait. Les contes ne jouent pas avec le suspens. C'est nous en tant que lecteur qui refusons l'horreur. Pourtant, elle est là.

En bref, j'ai passé un agréable moment et j'ai appris beaucoup de choses grâce à ce petit livre. D'autres livres de cette collection m'attendent mais pas pour tout de suite.

dimanche 13 août 2017

Les incontournables

Bonjour à toutes et à tous,

J'ai cru comprendre que mes articles consacrés à la musique n'étaient pas assez nombreux à votre goût. Je me suis donc décarcasser pour vous en proposer plus. J'espère qu'ils vous plaisent. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. Comme je ne fais de découverte musicale super méga génialissime, j'ai décidé de faire dans l'originalité. Je vous propose un article consacré à ces chansons que je suis capable d'écouter un milliard de fois d'affiler. (il y aura des inédites je vous rassure)

  1. "Fermata" des B.A.P : Et oui, ce groupe est mon chouchou. Seulement voilà, de toutes leurs chansons, celle-ci est vraiment unique. Je frissonne dès les premières notes, encore un peu plus lorsque j'entends la première note de Daehyun et l'instrumentale et du même calibre. Surtout, je suis incapable d'écouter autre chose après celle-ci.
 

2. "The day before" de Nell : Je vous avais promis de l'inédit, en voici. Ce groupe est particulier à mes yeux. Je l'ai découvert avec cette chanson. À la base, je voulais juste regarder le clip au vue de l'évènement qu'il a créé lorsqu'il est sorti. Au final, je suis tombée sous le charme aussi bien du clip que de la chanson. je trouve d'ailleurs que les deux forment une harmonie unique que je ne vois jamais. Et comme vous êtes des veinards, voici le fameux clip.



3. "J'en suis là" de Slimane : En attendant la sortie de son futur album, je dois me taper les clips pour pouvoir savourer cette chanson et le clip. J'en ai des frissons à chaque fois. C'est dire...Ok, je sais. Je peux aller sur youtube mais la seule fois où je m'y suis risquée, je ne sais combien de fois je l'ai fais passé.

4. "Senbonsakura" de Wagakki Band : J'en ai déjà parlé mais cette chanson me met en forme et quand je l'écoute, il n'y a rien d'autre. C'est juste impossible même des chansons du même groupe, je ne peux pas.

5."Million eyes" de Loïc Nottet : Je m'inflige une torture en écoutant cette chanson mais c'est moi et quand je l'écoute, je ne peux m'empêcher de la remettre au début. Elle me défoule. et quel clip en plus. Je suis captivée.

6."Château de brume" de Saez : J'aurais pu en choisir d'autres. Paradoxalement, c'est l'une des rares qui n'est pas sur un album qui se trouve être ma fétiche. Son texte est magnifique et avec la musique je n'en parle pas. Il n'y a pas de clip, rien qui annonce cette chanson. Avec Saez, il faut être à l'affut. Il y en a d'autres mais la liste serait longue le concernant. Si vous en voulait d'autres, je dirais "notre dame mélancolie", "clandestins", "au cimetière des amours", "p'tit bout de paradis"...(juste pour le dernier album et le troisième)

7."Y se fuera ella" des Shinee : Barack Obama les adore et moi aussi....Ok, on s'en fou mais les shinee, je ne vous en ferais pas d'articles sur ce blog pour la simple et bonne raison que leur derniers titres m'ont désolés. Je préfère entendre Jonghyun en solo et Taemin...Ça dépende de ce qu'il propose. Mais je vais revenir sur Jonghyun après. Il y a d'autres chansons sublimes de ce groupe comme "orgel" ou "symptoms". Pour des plus énergiques, je penserais à "view" ou "dream girl" ou encore "married to the music" parmi d'autres...En concert c'est encore mieux.

8.Jonghyun avec la chanson "end of the day" : J'ai adoré toutes ses chansons sans exception. Je le préfère en solo. C'est ce qu'il veut faire et ça se respecte même si les fans se sont offusquées d'un truc soit disant raciste dans une chanson...M'enfin, quand on sait que les coréens sont racistes, j'ai envie de rire. D'autant qu'il n'y avait rien de raciste dedans. Je vois ce qu'il y a de raciste à dire d'une femme qu'elle est belle et de la décrire...Bref, on va arrêter le débat : 

9."Ça fait tourner le monde" de Claudio Capéo : Cette chanson est sublime. Elle résume parfaitement la vie tout simplement et ce que j'en pense. J'aime tout son album mais c'est celle-ci que je retiens le plus.


10."Underneath" de Adam Lambert : Cette chanson, c'est frisson garantie surtout avec une voix comme la sienne. Je ne peux pas résister à l'envie de la remettre au début à chaque fois. Il y en a 2 autres sur l'album qui sont indispensables "nirvana" et "outlows of love".

Et une dernière pour la route, vous la connaissez et je ne désespère pas d'entendre un nouvel album un jour de cette chanteuse : "SOS" de Indila = Je me crée toujours un film en l'écoutant et remet régulièrement au début tout comme "Mini world"


Alors? Dites moi ce que vous en pensez? Vous aimez? Vous avez d'autres choses à me proposer? Je suis toute oui. Prochain article : les musiques pour avoir la pêche, ça vous tente?




samedi 12 août 2017

Jay Chou

Qui est-il?

c'est un artiste taïwanais de 38 ans. En plus d'être chanteur, il est production, auteur, compositeur, acteur et un homme d'affaires. Et oui, il a le porte feuille qui va avec.

J'ai mentionné sa capacité à composer? Mais je ne vous ai pas dit de combien d'instruments il joue. 11 instruments à son actif : piano, violon, violoncelle, guitare, tambour, guzheng, basse, pipa, erhu, harmonica et flûte

Comment l'ai-je découvert?

Là, c'est une excellente question. Je ne m'en souviens plus du tout. Je me souviens du titre mais pas de où ni comment. Ce dont je me souviens, c'est d'une très belle chanson, d'un clip très émouvant et de cette sonorité au piano...J'adore le son du piano mais avec jay Chou, selon les morceaux, cela devient magique : Piano of sorrow

J'adore l'ambiance intimiste et cette histoire d'amour présente dans le clip. Il y a une pudeur et une sincérité...C'est rare.

D'autres chansons?

J'avoue ne pas le suivre systématiquement pour la simple et bonne raison que je n'aime pas tout ce qu'il fait mais il y en a certaines qui sont franchement sympas comme :

- "Extra large shoes"

 -celle-ci me fait délirer : "Eunuch with a Headache"
 
- celle-là est drôle également : "Sailor Afraid of Water"

-Bonus : piano battle : extrait d'un drama (à regarder à partir de 0:50)

Je pourrais en mettre d'autres mais on n'en aurait jamais fini quand on sait qu'il a fait un clip par chanson. Je vous ai mis quelques une de mes favorites. Sachez qu'il a exploité d'autres genres musicaux : de la pop au rock en passant par le RnB. Bref, il y en a pour tous les goûts. Il faut juste chercher.

Qu'en pensez-vous?

vendredi 11 août 2017

Western de Rosinski et Van Hamme

Western de Rosinski et Van Hamme
Scénariste : Van Hamme
Dessinateur : Rosinski
Maison d'édition : Le lombard
Date de sortie : novembre 2008
ISBN : 978-2803624683
Pages : 62
Prix : 16,45


Résumé : 1858, Wyoming. Ambrosius Van Deer, un gros éleveur, a promis la somme faramineuse de 1000 dollars à qui lui ramènerait son neveu enlevé par les Sioux. Alléché, Jess Chisum tente un coup de bluff: faire passer son propre fils pour l'enfant tant recherché. Bien mal lui en prend: accusé de meurtre et amputé d'un bras, le jeune homme ne pourra plus compter que sur son habileté au colt pour que vive la légende du cow-boy manchot. La réédition attendue d'un des chefs-d'œuvres du duo J. Van Hamme/G. Rosinski.Cet album est assorti des premières pages du scénario écrit par Jean Van Hamme.

MON AVIS : J'ai longuement hésité avant d'emprunter cette BD mais comme c'est un emprunt en médiathèque, je me suis dit que je n'avais rien à perdre à lui laisser sa chance. J'avoue être très dubitative. Les dessins sont très beaux et reflète bien l'idée des westerns qu'on a pu voir dans les films anciens. Ils sont en couleurs et les couleurs sont très belles. Juste un regret : c'est quoi les dessins pour symboliser le sang? C'est pas trop crédible. M'enfin, ambiance western jusqu'au bout.

On lit comme un journal intime. Celui de Nate Chisum. Un jeune homme dont le destin va se jouer de lui jusqu'au bout. Il n'aura pas beaucoup de chance même en devinant ce qu'il va se passer. C'est d'autant plus cruel lorsqu'on apprend la vérité.

En bref, cette BD m'a fait passé un moment agréable mais sans plus. Je pense que je l'oublierais rapidement.

jeudi 10 août 2017

La trilogie de la citadelle tome 1 : l'escalier vers les nuages bleus de Anne Opotowsky et Aya Morton

Scénariste : Anne Opotowsky
Dessinatrice : Aya Morton
maison d'édition : Urban China
Date de sortie : 23 Septembre 2016
ISBN : 9782372590259
Pages : 464
Prix : 25

Résumé : Dans l'effervescente Hong Kong des années 1920, alors que le jeune Song tente comme il peut de gagner sa vie et de devenir adulte, son travail de facteur va l'amener jusqu'aux portes de la citadelle de Kowloon, refuge des pauvres, des criminels et des marginaux. Ce veritable labyrinthe échappant aux lois chinoises et aux colons britanniques va bientôt le happer dans son univers chaotique et poétique.
Roman graphique unique en son genre, ce premier tome de la trilogie Walled City, scénarisée par Anne Opotowsky, plonge le lecteur dans un récit aux multiples facettes oscillant entre drame, comédie et enquête, et brillamment illustré par Aya Morton, dont la palette colorée donne vie à cette cité organique et à ses habitants. 

MON AVIS :  Merci aux édition Urban China pour ce manhua. En effet, je l'ai gagné lors d'un concours. Tous les titres de cette maison d'édition sont tentant. J'ai fait un article sur la maison d'édition sur le blog (ici) et d'autres consacrés à certaines séries cultes à mes yeux : la princesse vagabonde à partir de tome 6 sur ce blog et Mei Lanfang.

Qu'en est-il de ce manhua? Il est très différent des titres que j'ai lu jusqu'à maintenant. ne serait-ce que le dessin. J'ai été habitué à des dessins soucieux du détail le plus infime. Ici, ce n'est pas le cas. On a des dessins simples qui transmettent un message simple et fort. Pas besoin de chercher afin de comprendre la direction que prend le personnage de Song. On sait tout de suite lorsque l'on se trouve dans la citadelle. Ce manhua est en couleur, ce qui explique le prix mais pas seulement. Il fait 464 pages. Vous connaissez des BD ou mangas de cette taille? Personnellement, non. N'hésitez à me donner des titres si vous en avez. Je suis curieuse.

Les couleurs sont très douces et agréables aux regards. La dessinatrice joue sur les différentes tintes de bleu. Logique au vue du titre de ce premier tome mais également au vu de certains éléments de ce premier tome. La couverture est rigide. C'est une autre différence par rapport aux titres que je connais. Je pense qu'en terme graphique, ce manhua plaira plus aux amateurs de BD qu'aux amateurs de mangas et/ou manhuas. J'avoue qu'au vue des graphismes, j'avais un peu peur de le lire mais heureusement, je ne me suis pas arrêtée à ce préjugé.

En effet, de l'histoire simple d'une jeune homme travaillant à la poste de Hong Kong, on en arrive à une histoire plus profonde et plus complexe. Je pense que je devrais lire la suite afin d'en comprendre pleinement les aboutissants. On rencontre les habitants de la citadelle. Tous vont toucher la corde sensible du lecteur par leur histoire et les évènements qui s'y produiront. On suit vraiment Song comme son ombre. On s'imagine vraiment le suivre. Il n'y a pas de censures non plus sur les horreurs qui peuvent se produire. Et ce n'est pas ceux que l'on pense qui vont les produire. Je n'en dis pas plus afin de ne pas spoiler. Il ne faut pas oublier l'époque à laquelle se passe l'histoire.

Song est un jeune homme sensible et touchant, encore un peu naïf même en sachant ce qu'il se passe. Il a tout de même un très bon instinct et est très généreux. Sa mère est une belle femme qui va avoir besoin de lui sans rien lui dire. Je ne sais pas si elle lit réellement dans les cartes ou non? Honnêtement, je me pose la question. Yubo, son meilleur ami, aime amuser la galerie. Il est toujours de bon humeur et est un excellent acrobate. Quand à Xi, je me pose beaucoup de question. Très discret au début, son rôle aura je pense beaucoup d'importance dans la suite.

Ce manhua aborde beaucoup de sujet de société. On y parle de l'opium qui fait fureur dans les années 20, des personnes mal considérées, de discrimination, des colons britanniques, de criminalité, de l'argent et du business qui détruit tout sur son passage. Tous ces thèmes sont abordés avec justesse sans brutalité et sans choqué.

En bref, ce manhua est une vrai découverte pour moi qui m'oblige a sortir des sentiers battus. J'avoue qu'en le refermant, je ne savais pas si j'avais aimé ou non puisqu'il est inspiré de choses réelles. Je pense que c'est le genre de livre qu'on accepte ou pas. La question n'est pas d'aimer ou non, juste d'accepter.